Un départ à 4 heures du matin à Queige, un grand beau temps
annoncé, un parcours qui parait bien agréable, bref, une bonne journée
en montagne.
Michèle est présente en préparation de son Tor du mois de septembre.
Nous sommes dans le sas de départ, la pression n'est pas trop
présente, nous savourons...
Départ donné, ça part encore trop vite, ça monte trop vite...
La première montée de 1500 m+ passe assez vite et ne doit pas laisser
de traces sous peine de burn out. C'est magnifique, la vallée est
encore illuminée mais nous sommes loin des commodités humaines et il
faut avancer. Le lever de soleil donne du peps.
Je suis au milieu de la course féminine ( seconde/troisième et
quatrième places) et les stratégies de course sont juste débiles
puisque deux des protagonistes plieront au Cormet, rincées. Ca court
comme pour un 30 km !
Bref, je suis au pestacle et attends de compter les points...
C'est vraiment très beau, beaucoup de bénévoles, des pointages
fréquents, des ravitos très suffisants, une belle, belle course !
Premier coup de bambou sur la remontée au col du Coin. Je ne suis pas
au mieux jusqu'au Cormet mais ça revient un peu.
Il n' y a plus grand monde au départ du Cormet puisque tous ceux qui
se sont trompés de rythme évoquent tout plein d'excuses pour
abandonner là.
Par contre, le deuxième relais part d'ici et tout frais, les coureurs
de relais me passent en coup de vent. On les reconnait bien grace au
ruban brillant que l'orga leur a fourni. Beau sentier aérien après la
galerie creusée dans la montagne puis c'est la crête des Gîtes et le
refuge de la Croix du Bonhomme.
Ensuite, c'est long jusqu'à la Gittaz, je commence vraiment à accuser
le coup. La remontée ensuite se fera vraiment à petit rythme, c'est
toujours aussi beau, pas un nuage dans le ciel. C'est une grande
journée de trail...
La descente sur Hauteluce est longue mais passe pas trop mal. Ravito.
Puis c'est la montée vers les Saisies, je suis mort, j'avance pas très
vite mais j'avance...
Dernier ravito aux Saisies, je gerbe tout le Coca 200 m après, je vais
devoir finir avec rien dans le ventre...
Pose de la frontale dans la dernière montée de 300 m+, puis c'est la
descente. Je comptais finir en roue-libre, sauf que des furieux ont
décidé de faire la descente et comme je ne veux pas me faire reprendre
trop de places et bien il va falloir envoyer.
C'est donc à fond que j'évite de me faire rattraper et que je reprends
même un coureur. Sauf que ce final à fond pendant 40 min va bien me
ruiner et je passe la ligne en 32 ième position, second V2. Cuit.